Deux traitements expérimentaux montrent des résultats prometteurs contre le Lupus

first_imgDeux traitements expérimentaux montrent des résultats prometteurs contre le LupusDes chercheurs français ont présenté à la conférence annuelle de l’American College of Rhumatology réunie cette semaine à Chicago deux nouveaux traitements contre le Lupus dont les résultats se sont avérés plutôt positifs. Le Lupus est une maladie auto-immune capable d’affecter n’importe quelle partie de l’organisme. Elle se manifeste lorsque les propres anticorps du malade se mettent à attaquer l’ADN des cellules, le plus souvent celles de la peau, des articulations, des reins, des poumons ou encore du système nerveux. D’origine inconnue, la maladie apparaît chez des personnes âgées entre 15 et 45 ans dont 90% sont des femmes. Selon la Lupus Foundation of America, jusqu’à 1,5 million de personnes en seraient atteintes aux USA et cinq millions dans le monde.Les symptômes peuvent être une fatigue extrême, des articulations douloureuses et enflées, de la fièvre, des rougeurs, des problèmes rénaux et de l’inflammation cardiaque et pulmonaire, rappelle romandie.com. Or, si les traitements sont quasi inexistants, le “marché du lupus” est estimé par les analystes à plusieurs milliards de dollars par an, les laboratoires sont donc nombreux à s’intéresser à cette maladie. En mars dernier, l’Agence américaine des médicaments (FDA) a ainsi, pour la première fois en 56 ans, approuvé un traitement. Néanmoins, celui-ci pourrait ne pas rester le seul autorisé. En effet, la firme de biotechnologie française Neovacs a mis au point un vaccin visant à neutraliser les interférons alpha (IFNa) qui jouent un rôle clé dans la régulation du système immunitaire et dans le lupus. Les chercheurs ont mené un essai clinique avec 28 personnes à qui ils ont en partie administré d’un côté quatre doses de ce vaccin (IFNa-Kinoïde), d’un autre côté un placebo.Une première phase d’essai encourageante “Les résultats ont démontré une efficacité à 100 % pour induire des anticorps anti-interféron alpha et [ … ] dans ce groupe de patients le traitement IFNa-Kinoïde a permis de neutraliser la production de l’interféron alpha sans effets secondaires notables”, explique dans un communiqué le Dr Frédéric Houssiau, qui a dirigé cette étude clinique. La prochaine étape consistera à mener un essai clinique pour évaluer l’efficacité du traitement sur la maladie.À lire aussiUn gène immunitaire que nous aurait légué l’Homme de Néandertal Une présentation orale des résultats de cette étude aura lieu aujourd’hui même à la conférence de l’American College of Rhumatology (ACR). Toutefois, un autre traitement, lui aussi expérimental, a déjà été présenté dimanche à l’ACR par le Dr Benjamin Terrier de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Il consiste en une injection de vitamine D à très haute dose (100.000 unités internationales) une fois par semaine pendant quatre semaines suivie d’une injection mensuelle pendant six mois.L’essai clinique a été mené avec 24 personnes montrant aucun ou de faibles symptômes de lupus et dont les teneurs sanguines de vitamines D étaient faibles. Là encore, les résultats ont semblé encourageants, indiquant un rôle bénéfique des compléments de vitamine D pour les patients souffrant de lupus, a expliqué le Dr Terrier qui a également ajouté que le traitement avait été très bien toléré. Mais selon lui, ces résultats doivent encore être confirmés dans des essais cliniques étendus.Le 8 novembre 2011 à 13:43 • Maxime Lambertlast_img read more

Gouttes pour les yeux attention avec certains collyres chez les enfants

first_imgGouttes pour les yeux : attention avec certains collyres chez les enfantsLes gouttes pour les yeux utilisées pour dilater la pupille lors d’examens ophtalmologiques sont à utiliser avec de grandes précaution chez les enfants, explique une publication de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé).C’est une nouvelle alerte que vient de lancer l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Une alerte qui concerne cette fois-ci les gouttes pour les yeux utilisées pour dilater la pupille lors d’examens ophtalmologiques, les collyres dits mydriatiques. En effet, ceux-ci présentent un “risque systémique” (qui touche plusieurs organes) chez les plus petits, révèle l’ANSM. Selon le point d’information publié, les enquêtes de pharmacovigilance ont mis en évidence “des cas graves d’effets indésirables, parfois mortels, chez des enfants ayant reçu” ce type de produits.À lire aussiGlaucome : définition, traitement, symptômes, de quoi s’agit-il ?L’ANSM précise ainsi que les enfants de moins de huit ans seraient les plus sensibles à ces collyres dans lesquels on trouve notamment de l’atropine, la substance à l’origine des risques. Il semblerait que ces substances entraînent des problèmes digestifs, des troubles neuropsychiatriques (convulsions, délire, agitation) ou encore des troubles thermiques. En vérité, les autorités sanitaires américaines avaient déjà mis en garde en octobre contre ces gouttes oculaires. L’agence française confirme donc aujourd’hui la nécessité d’utiliser ces collyres avec précaution en particulier chez les enfants.Dans son rapport, elle recommande de faire particulièrement attention au surdosage, de ne pas hésiter à réduire la taille des gouttes et de surveiller l’enfant au moins 30 minutes après l’instillation. Il faut, selon elle, également faire attention au reste de goutte qui s’écoule le long de la joue pour éviter toute ingestion et le risque que le produit passe à travers la peau du visage. Outre cela, l’ANSM émet une alerte similaire pour les sprays nasaux qui sont composés de tetrahydrozoline, d’oxymetazoline ou de naphazoline, des molécules nécessaires pour décongestionner le nez. Celles-ci peuvent entraîner des vomissements, de l’hypertension ou encore des crises de tachycardie. Des effets moins graves que ceux entraînés par les collyres mydriatiques, mais à prendre tout de même en considération.Le 22 novembre 2012 à 16:32 • Maxime Lambertlast_img read more